24/01/2008

Potosi - Uyuni (2)

(18/01/08) entre Potosi et Uyuni  (60 km)

(Enzo)

La piste a eu le temps de sécher pendant la nuit. Ce n'est qu'un demi bien car la poussière soulevée par les quelques bus et les nombreux camions croisés nous oblige souvent à nous arrêter pour obstruer bouche, narines et yeux durant une trentaine de secondes. En fin de journée, on s'aperçoit que l'on aurait également dû penser aux oreilles.

Mais pourquoi tant de camions ?
Tout simplement parce que d'ici quelques années, notre "jolie" petite piste deviendra une route asphaltée à deux voies. Mais bon, vu l'avancement des travaux, cela n'est pas pour demain. Espérons qu'ils garderont intact le petit tronçon de piste traversant un altiplano sur lequel est posé le petit village de Visicio. On s'y serait d'ailleurs également bien posé une petite heure, mais comme nous le faisons depuis que nous avons quitté La Paz, nous évoluons entre les orages; et là, il ne fallait vraiment pas s'attarder.

L'observation de la formation des orages, particulièrement en Bolivie, est assez fascinante. C'est le principe classique du "bouchon". Les matinées sont presque toujours belles et ensoleillées, mais très vite, quelques nuages se calent sur les sommets nous entourant. Vu que nous nous trouvons sur un plateau à environ 4000 m Alt. Et que les montagnes qui nous entourent culminent à plus de 5000 m, les nuages n'ont aucune chance de passer outre ces murailles.

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Petit à petit, d'abord encerclés d'un col blanc, les sommets se noircissent pour former cet énorme "bouchon". Plus aucun nuage ne passe et les plaines se recouvrent peu à peu.

Puis, très rapidement, tout se précipite. Les vents au sol deviennent violents et prennent la direction opposée à celle du mouvement des nuages. Les premiers éclairs apparaissent au loin et les nuages au-dessus de vous s'immobilisent. Même s'il ne pleut pas encore, il faut se mettre à l'abri au plus vite (planter la petite) car la pluie que l'on voit tomber au loin - souvent 4 à 5 km - va rapidement se déverser sur vous; et vu que derrière vous les nuages continuent à s'engouffrer dans le bouchon, vous pouvez être certain que cela va durer une bonne partie de la nuit.

Les nuages ne disparaîtront que lorsque cet énorme bouchon se sera complètement vidé.

Donc, vous aurez compris qu'avec notre expérience grandissante de la météo bolivienne, nous avons réussi à passer toute la journée sans devoir essuyer la moindre goutte et que nous avons dormi sous l'orage avec, une fois n'est pas coutume, les foudre qui est tombée à moins de 300 m de la tente (je n'ai pas eu le temps de compter "1 crocodile").


(Corinne)

Vandaag verder de piste op.   Gisteren het gemiddelde van 70km/dag niet gehaald (=slechts 40kms), vandaag beter.   De piste is een beetje vochtig, maar goed berijdbaar.   De pistes lijken hier in Bolivie (als ze droog zijn !) beter berijdbaar dan in Peru (waar vele losse stenen waren).   Hier is het vrij compact en hard.   Na 15km komen we aan een eerste (mijners)dorpje.   Er zijn enorme plassen in de straten die (net zoals de piste) in aarde zijn.   We bevoorraden ons hier nog extra met frisdrank en water en brood (want weten niet of er nog veel dorpjes zullen komen).   De mensen vragen ons altijd waar we naartoe gaan.  Dat is soms wel vreemd want er is meestal altijd maar 1 weg voor een bepaalde bestemming, en wanneer we de eindbestemming dan zeggen lijken ze soms verbaasd.  Vooral in dit geval, wanneer we Uyuni melden (we zijn namelijk op de weg Potosi-Uyuni) zijn er die met hun hoofd schudden en zeggen 'No possibele con bicicleta... Mucho agua por alli...'  

IMG_9842We denken dat ze ons willen ontmoedigen, maar we zullen in deze etappe verder nog veeeeeeel agua zien...    We zeggen hen dat we zullen zien en trekken verder en vandaag is al bij al een zeer mooie fietsdag : mooi weer en mooie 'decors' (licht heuvelig=niet te zwaar).   Tegen de avond komen we in een zeer mooie vruchtbare groene vallei omringt door rode rotsen.    In dergelijke valleien zijn vaak veel (zeer groene=groener dan bij ons) treurwilgen.    De combinatie van rode rotsen en groen is zeer mooi.  Het is er zeer warm en er steekt een zeer warme (=storm-)wind op.   Net op tijd vinden we een kampeerplekje, voor de eerste druppels en donders en bliksems (=niet leuk voor Enzo, maar is hier in Bolivie dagelijkse kost).  Deze keer kamperen we tussen de lama's die rond onze tent lopen.  's nachts worden ze door de herder geroepen, maar de volgende morgen lopen ze weer (beetje bangerig wel, maar) nieuwsgierig rond de tent (=grappig).          

Commentaires

merveilleuse description impressionniste que voilà bien conté le quotidien de la pédalée au temps de l'"invierno boliviano".Pouvez-vous décrire " ook in de taal van Nondel", la JOUISSANCE que nous ressentons quand, après avoir pris-in extremis-de vitesse le CHUBASCOS nous savourons un divin API, un MATE de COCA,bien au chaud sous la toile qui crépite...

Écrit par : pol meura | 24/01/2008

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