21.10.2007

Baños - Puyo

(14/10/07) Baños - Puyo (70km)

(Enzo) 

Chouette, une descente de 60 km (C’est marqué dans tous les guides : vous descendez pendant 60 km et vous rentrez en bus).

Bon, (1) nous on ne reviens pas en bus, (2) la descente de 60 km c’est un peu comme aller de Liège à Bastogne (Bein quoi, sur la carte ça descend non ?). Il est vrai que les Equatoriens ont une façon très particulière pour estimer les distances et leurs dénivelés.

Si vous allez d’un point « A » situé à une altitude de 1000 mètres jusqu’à un point « B » situé à la même altitude, ici on vous dira que c’est tout plat, quelque soit la distance séparant les deux points. Si vous demandez à quelle distance se trouve la ville que vous devez atteindre, on vous répondra « 2 heures » car c’est le temps qu’il faut pour s’y rendre en voiture. L’une des raisons de ces étranges estimations est que les Equatoriens ne connaissent pas leur pays. J’ai toujours sur le dessus de ma sacoche une carte routière relativement  précise trouvée sur internet et souvent, quelques personnes s’attroupent pour découvrir leur propres pays. Ils faut presque toujours que je leur indique où se trouve leur propre village. 

Pour en revenir à cette distance de 60 km, vous aurez certainement remarqué que la distance ne correspond pas aux 70 km que nous avons réellement effectués. Non pas pour une fois parce que la distance avait mal été indiquée, mais tout simplement parce que nous-nous sommes perdus en suivant un vieux panneau vert au lieu de suivre les nouveaux panneaux BLEU. Mais ça, il fallait le savoir. Donc, nous voici parti sur une piste nous menant tout droit au milieu de la jungle. Heureusement pour nous, après 5 km, la route s’arrêtait, coupée par la chute de plusieurs arbres. Ce ne fut pas pour me déplaire, car le vélo en pleine jungle c’est pas vraiment mon truc, même si c’est très beau. Donc demi-tour...

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Et bien non ! Corinne, débordant de courage, décide d’enlever les sacoches du vélo et de les passer une à une de l’autre côté du barrage large d’une dizaine de mètres. Ayant fait remarqué à Corinne qu’il n’y avait sur la piste que deux traces de pneus, les nôtres, elle continua malgré tout son petit déménagement me faisant remarqué qu’elle avait aperçu précédemment deux filles empruntant le même chemin (les pauvres, que sont-elles devenues ?). Dans ce genre de situation avec Corinne, une seule solution s’impose : faire demi-tour et la laisser seule. Vu qu’elle est aussi têtue que moi, c’était ma seule option pour la faire changer d’avis.

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Ouf, nous voici sorti de cette jungle et reparti sur le bon chemin. Arrivée à Puyo très tard (pour changer). Petit hôtel tenu par un Américain. Pizza vite avalée entourés des voisins réunis devant la télé de l’hôtel pour regarder l’Equateur ce faire battre par le Venezuela en phase éliminatoire de la coupe du monde de football (petit pays ... cela vous rappelle quelque chose ?).

Comme toujours les vélos dorment avec nous dans la chambre.

Allez – Buenas noches ! 

 

(Corinne)

IMG_7764Toeristen kunnen vanuit Baños een afdaling met de fiets maken tot Puyo (en dan met de bus terug naar Baños komen).  Wij maken diezelfde afdaling (zonder daarna uiteraard de bus terug te nemen).  Deze afdaling noemt de 'ruta del cascadas'. 

Het is adembenemend mooi (met idd vele watervallen, maar later zullen we er nog véél meer zien) en het is niet één grote afdaling tot Puyo (toch ook een beetje klimmen en dan zien we de toeristen 'zonder' bagage zwoegen...)  Soms moeten we door een tunnel (waar het pikkedonker is).  Hoe meer we afdalen, hoe tropischer het wordt (en hoe meer lucht er is).