31.03.2008
El Calafate - Rio Gallegos
(22-23-24/03/08) El Calafate - Rio Gallegos (67, 120 et 125 km)
(Enzo)

Trois jours en un... c'est vous dire si c'est passionnant !
Du vent, une pampa qui s'étend à perte de vue et des autruches (des nandu plus précisément) pour nous tenir compagnie.
Du vent !
Vent de face, c'est pied à terre. Impossible d'avancer, il faut se faire une raison.
Vent de dos, c'est trop facile. Plus besoin de pédaler pour avancer, mais c'est malheureusement très rare.
Vent de côté, c'est attention danger. Quasi en permanence durant ces 300 derniers kilomètres, il faut être prudent. Lorsque la vitesse du vent est constante (80km/h) la technique est simple, on roule avec le vélo couché comme une moto dans un virage. Mais lorsque des rafales de
Km/h coupent cette constante, nous sommes déportés vers le centre de la route et si nous ne rejoignons pas rapidement la droite de la route, nous pouvons avoir la frayeur de notre vie, comme Corinne qui a littéralement traversé la route afin d'éviter une voiture qui ne savait plus par quel côté la dépasser. Hé, prudence et vigilance Corinne !
La pampa... heu... c'est barbant.
Les autruches (nandus).
On les compte par centaines piégées entre les clôtures délimitant la Patagonie et la route qui la traverse et on les décompte par dizaines, écrasées sur la route. Un vrai cimetière !

Mais pourquoi toutes ces immenses propriétés sont-elle ainsi clôturées alors que la plupart ne contiennent aucun bétail? Parce que la législation argentine dit que ce qui n'est pas clairement délimité (entendez par là une clôture constituée de quatre rangées de fil minimum) appartient à l'état.
Pffff... on aurait été bien inspiré, pour une fois, de prendre un collectivo plutôt que de zigzaguer sur cette route. Mais bon, on les veut les 8000 km à notre compteur.
(Corinne)
300kms....

Pampa, pampa, pampa.... Wind, wind, wind,... Steppe, steppe, steppe,...
Gelukkig zijn er vele struisvogels om ons gezelschap te houden. Het zijn wel kleinere struisvogeltjes dan in Afrika. Ze lopen langs en op de weg en het is heel grappig om ze langs je te zien lopen. Ze zijn vaak geblokkeerd door de vele omheiningen van eigendommen (=we weten nu dat die omheiningen een nieuwe wet is) en ze kunnen er niet door en soms zien we ook hier 'verkeersslachtoffers'. Niet alleen struisvogels zijn hier verkeersslachtoffers, maar vele andere dieren (vossen, konijnen, vogels,...) Pfff, 't is echt tristig zoveel er overreden worden (hoewel er hier eigenlijk niet veel verkeer is, maar de auto's rijden op deze lange afstanden wel 'super-snel'...) De wind is verschrikkelijk. Zelfs de moto's (=meestal toeristen met bagage) rijden helemaal scheef (om ergens evenwicht te houden). We praatten met een Canadees (die wereldreis met zware BMW-moto maakt) en hij zei dat hij overal pijn had (vooral aan zijn polsen) met al die wind... Wat moeten wij dan zeggen ! Verder is het landschap dus altijd hetzelfde... (maar dat zou de 'challenge' zijn om met de fiets Patagonië te doorkruisen...) De enige puntjes op de kaart (+/- om de 100kms) zijn geen dorpjes, maar zijn enkel tank-stations met een café-restaurant (=voor ons wel welkom). In België is het verboden om met een extra container benzine in je koffer rond te rijden, maar hier (met die lange afstanden) doet iedereen het...

Uno, dos, tres, quatro... zzzzzzhhhh !!!!
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29.03.2008
El Calafate: Les big five
(21/03/08) El Calafate: Les big five
(Enzo)
Le clou du spectacle !
Maintenant, je sais pourquoi nous avons traversé toute l'Argentine. Pourquoi nous avons tant souffert dans le désert, pourquoi nous avons tant pesté contre le vent, si souvent prié pour que la foudre ne nous carbonise pas, gesticulé pour ne pas être dévoré par les insectes.
J'ai enfin pu rouvrir mes yeux d'enfant qui m'avaient un peu quitté depuis la sortie de la Bolivie.

La visite s'effectue en bateau. Cinq glaciers au programme, l'Upsala constituant le « clou du spectacle ». A son approche, le bateau ralentit. De petits icebergs partent à la dérive, la cinquantaine de touristes nous accompagnant est soudainement muette.
Moteurs coupés, nous avançons maintenant entre des géants de glace de plus en plus hauts, de plus en plus larges.

Selon la forme et la hauteur de leur partie émergeante, nous pouvons aisément imaginer la masse de glace se trouvant sous l'eau. Plus étonnant que leurs formes, c'est leurs couleurs bleues qui nous envoûtent le plus. Tous ces bleus nuit, électrique, ciel ou marine, produit de la forte compression de la glace et de la réfraction de la lumière.
Chuchotements à bas-bord. Un énorme cube de glace est occupé à se retourner. Petit coup de moteur pour s'en éloigner... c'est que c'est vivant ces petites bêtes là !
Arrivés au pied du glacier, nous pouvons enfin comprendre la provenance de toutes ces îles flottantes. 70 mètres de haut pour la partie visible... et 500 mètres sous l'eau.
Clic-clac, clic-clac, tout est dans la boîte... je vous laisse apprécier.
(Corinne)
Nu we hier toch in El Calafate zijn (en we hier waarschijnlijk niet meer zullen terugkomen) willen we toch nog een andere formule uitproberen om de ijsbergen te zien, deze keer een ganse dag boottocht op het Argentina-meer (grootste meer van Argentinië), waar we 5 glaciers (=we zijn niet in Afrika, maar wij noemen ze 'the argentinian big-5') en vele ijsbergen zullen zien. Het spectacel is des te impressionanter : eerst zien we slechts hier en daar kleine ijsbergjes, dan meer en meer en grotere en grotere en bij het naderen van de Upsala-glacier zijn we helemaal omringt door zeer grote kanjers.

De boot navigeert er (voorzichtig !) langs (soms toch wel erg dicht...) Er is er zelfs één die aan het kantelen was, waarbij de boot snel achteruit moest... Maar het is surrealistisch mooi : de vele vormen en kleuren en wanneer de motor van de boot afgezet werd is iedereen verbluft en is het helemaal stil op de boot.











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27.03.2008
El Chalten - El Calafate (3)
(19/03/08) El Chalten - El Calafate (37 km) (3)
(Enzo)
Le climat est de plus en plus déroutant. En plein soleil, la température est proche des 20 C. Si un nuage passe, elle chute instantanément de 10 C et si le vent se lève, la « sensation de froid » équivaut à un bon 0 C. Nous passons donc notre temps à enlever des couches pour en remettre tous les dix kilomètres. C'est ça ou bien une bonne crève pour terminer le voyage.
Demain, visite du glacier Perito Moreno... sans doute plus à raconter !
(Corinne)
We hebben er goed aan gedaan om deze laatste 40kms niet gisteren in sterke wind te doen, want deze morgen is er weinig wind en (ook al is deze frontaal) zijn we reeds na 2uurtjes in El Calafate. Dit dorp is speciaal gecreeerd en draait volledig voor het nationale park van de ijsbergen en glaciers op 80kms van hier : 'zeer' toeristisch dus. Er is zelfs een luchthaven, en meerdere toeristen die Argentinië (=enorm groot land) in 2-3weken bezoeken, beperken zich vaak tot Buenos Aires, misschien een vluchtje naar Mendoza (=wijn), vluchtje naar Penninsul Valdes (=walvissen), nog een vluchtje naar hier El Calafate (=ijsbergen) en eventueel nog naar Ushuaia (=symbolische 'fin del mundo'). Alles is hier in El Calafate dus bestemd voor toeristen met geld en alles is dus nogal 'duur' met vele chique en dure hotels en restaurants en bijgevolg gaan we in een camping (=daar zijn ook alle andere cyclotoeristen).
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26.03.2008
El Chalten - El Calafate (2)
(18/03/08) El Chalten - El Calafate (86 km) (2)
(Enzo)
POUR INFO, NOUS ATTERISSONS A BXL NATIONAL LE 07/04/08 A 17H30
Ca y est, il est là ce vent que nous n'attendions pas tant.
Le ciel c'est couvert, on a l'impression qu'il va neiger, mais il ne neige pas. C'est triste comme un hiver belge sans neige !
Question décor, les Patagoniens n'ont pas fait dans le détail. Ici, il n'y a rien. Mais alors, quand je dis rien, c'est rien ! Juste quelques touffes d'herbes jaunes toujours couchées vers l'Est. Seule l'alternance de ripio et d'asphalte parvient à un peu me réveiller. Mieux vaut d'ailleurs rester vigilant car les pistes, mêmes faites d'un ripio roulant, peuvent être "piégeuses" si le vent décide soudainement de se lever.
Vu que le vent est en permanence latéral, j'ai constaté qu'il était plus facile de rouler avec le vélo légèrement incliné afin de ne pas finir le voyage avec une musculature à la Scharzi. Maintenant, c'est tout le corps qui travaille pour garder un semblant d'équilibre.
Y a d'la joie !!!
(Corinne)
We hopen dat er 's morgens nog niet te veel wind zou zijn (=meestal is die 's morgens zachter en rukt die pas rond de middag echt op), echter vandaag is die van 's morgens toch reeds (lateraal dus) sterk... Daarbovenop wordt de mooie nieuwe asfalt reeds snel vervangen door piste... Het zal moeilijk worden om met deze beide conditities El Calafate (+/-120kms) vandaag nog te bereiken... 'Zwaar' dagje dus vandaag : minder afstand dan gisteren in meer dan het dubbele van de tijd (=meer dan 6uur vandaag) en stikkapot 's avonds... De laatste 35kms richting El Calafate is westwaards, wat helemaal wind 'frontaal' is... Dat laten we voor morgen...
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25.03.2008
El Chalten - El Calafate (1)
(17/03/08) El Chalten - El Calafate (95 km) (1)
(Enzo)
Lorsque Eole nous donne un petit coup de pouce, nous décollons.
90 kilomètres en trois heures. Nous aurions pu aller plus vite, mais avec un vent d'une telle puissance, nous préférons tout naturellement nous laisser pousser. De toutes façons, nous savons bien que nous ne ferons pas beaucoup plus aujourd'hui vu qu'au km 90 nous changeons de direction pour à nouveau nous retrouver face à ce monstre invisible. Hé oui... quand c'est de face, nous n'avançons plus qu'à du 10 km/h. C'est plat, mais on a l'impression de monter un col.
On se pose. On partira tôt demain matin en espérant qu'Eole ne se soit pas encore réveillé.
Aujourd'hui nous avons donc fait nos adieux au Mont Fitz Roy que j'imaginais beaucoup plus impressionnant.
(Corinne)
We verlaten het kleine dorpje El Chalten met zijn bekende Fitz Roy berg (zie foto's). Het is een niet erg hoge, maar wel zeer mooie berg omringt door andere bergen met eeuwige sneeuw. We vertrekken weer pas om 16u... maar vandaag 2 goede verrassingen : (1) hetgeen op onze (verouderde) kaart als piste aangegeven stond is nu gloednieuw geasfalteerd en (2) hele sterke wind in de rug ! Wow, je voelt je net 'superwoman' wanneer je een gemiddelde van 30kms/u rijd, met slechts weinig moeite ! De wind zal van nu af aan (richting Ushaia) steeds sterker en sterker worden (naar het schijnt kan deze daar beneden tot 200km/u bereiken !), maar wanneer je die 'pal' in de rug hebt is het net of er 'geen' wind is... tot je stopt met fietsen en van de fiets stapt... dan blaast die je bijna met fiets en al omver... Laterale wind is hier ook geen makkie, je wordt op (of van, alnaargelang welke kant) de weg geblazen en het vergt veel arm-spierkracht om langs de (goede) kant te blijven (=helemaal 'scheef'rijdend...) Maar vandaag dus pal in de rug en met de gemiddelde snelheid van 30kms/uur bereiken we reeds snel de 90kms oostwaarts tot het kruispunt, waar we zuidwaards moeten... Dezelfde sterke wind maar lateraal (licht frontaal). Na 5 kms geven we het op en zetten tentje. Het was mooi voor vandaag, we hebben de ganse namiddag langs het enorme Viedma-meer gereden (dat weeral die specifieke mooie licht-turquoise kleur heeft : ze noemen het hier ijs-'melk') en hebben in de verte de grote Viedma-'glacier' gezien. Hij lijkt op een grote tong (van ijs) : kilometers lang... Je kon er enkel met een boot naartoe om hem van dicht te bezichtigen, maar hebben deze excursie niet gedaan omdat nog vele andere, grote 'glaciers' ons te wachten staan in El Calafete.
16:11 Écrit par Corinne et Enzo dans 4 - Carnet de route Argentine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : argentine, el chalten, el calafate, voyage, velo |
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