22/02/2009

Etat des eaux Pérou

Changement radical ?

Ce que nous avons vu

Dès le passage de la frontière (Equateur) nous constatons avec joie que l’eau courante, même dans les petites villes, est directement consommable. Malheureusement, souvent un peu trop chlorée, elle n’est pas toujours très agréable à boire. C’est cependant un énorme progrès. Mais peut-être plus que sa potabilité, c’est avant tout le fait qu’elle soit courante qui marque le plus la frontière entre ces deux pays.
On nous disait « Vous allez voir comme s’est pauvre le Pérou ! ». Notre première impression est tout autre. Je constate que le « droit à l’eau » s’applique même pour des villages ne comptant qu’une poignée d’habitants. Les châteaux d’eau fleurissent un peu partout et les pompes poussent comme des arbres au milieu des déserts.

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Deuxième changement radical, l’eau est canalisée. De chaque cours d’eau, qu’il soit grand ou bien réduit à l’état de ruisseau, démarrent de petits canaux servant à alimenter les villages le plus reculés ou à irriguer d’immenses surfaces cultivables. C’est d’ailleurs étonnant de voir poindre, en plein désert, une petite oasis se trouvant parfois à plusieurs dizaines de kilomètres du simple ruisseau qui l’alimente.

Malheureusement, tout cela n’est qu’une illusion qui va très vite s’effacer pour laisser la place à une réalité beaucoup moins rose.
Côté pollution des sols, rien n’a changé, tout est même pire. Le bord des routes ressemble toujours à d’immenses décharges publiques et ce n’est pas parce que l’on prend de l’altitude et que la population est moins dense que le spectacle est moins affligeant.

Que les déserts avoisinant les villes se soient transformés en d’immenses décharges publiques relève du politique. Je peux imaginer qu’ils ont d’autres chats à fouetter. Par contre, que le Péruviens jettent systématiquement leurs ordures par la fenêtre des bus et camions ressemble à un geste de « non citoyenneté » que je ne peux ni comprendre, ni accepter. Lorsque vous passez toute votre journée sur un vélo, cela fini par vous « pourrir le paysage ».

Restons positif.
Les Péruviens, malgré leurs travers, reste un peuple débrouillard et solidaire qui bénéficie d’un savoir faire qui remonte à la civilisation Inca. L’eau, ils connaissent et il ne manque jamais d‘ingéniosité lorsqu’il s’agit de la canaliser.

L’un des exemples qui m’a le plus frappé est celui de la centrale hydroélectrique du Canyon del Pato (Halluanca). Un barrage alimente des turbines se trouvant 15 km en aval. Comment ? Très simple. Ce barrage sert simplement à dévier une partie des eaux du Rio Santa dans un canal souterrain qui traverse toute la montagne pour se retrouver 15 km plus loin. A sa sortie, l’eau possède une énergie potentielle importante puisque les turbines se trouvent plusieurs centaines de mètres plus bas (450m).

Autre exemple : Pendant la saison des pluies, que nous avons évitée de justesse, des pluies torrentielles peuvent provoquer de gigantesques effondrements de terrain et coulées de boue comme à Yungai en 1970 . Forts de ce malheureux passé, les Péruviens ont « canalisé » le moindre ruisseau successible d’en alimenter d’autres et de créer de telles catastrophes.
La nature reste cependant imprévisible. C’est avec chance et satisfaction que nous sommes passés au travers de barrages routiers causés par « Dame Nature ». Les éboulements en tous genres restent malgré tout monnaie courante et il nous faut en permanence rester vigilant.

 

Notre gestion de l’eau

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Une fois de plus, lorsque nous étions à court d’eau, nous avons bu de l’eau de sources en espérant qu’un village ou une exploitation minière ne se trouvait pas plus en amont. Munis de cartes « sérieuses », nous pensons n’avoir jamais pris aucun risque. En cas de doutes, comme toujours, nous préférions bouillir l’eau. Attention, ne pas oublier qu’au-dessus de 2000 mètres Alt., il est raisonnable de laisser bouillir l’eau durant un minimum de 3 minutes.

La traversée des déserts nordiques nous a fréquemment obligé à nous approvisionner en « eau conditionnées ». Bouteilles d’eau pour la plus parts made in Coca-Cola ne contenant malheureusement aucun minéraux. Par contre, pour ne pas toujours cracher sur les  multinationales nord-américaines, nous ne nous sommes jamais privé de consommer (parfois sans modération) un bon Coca ou Fanta. Les sucres rapides que contiennent ces boissons sont toujours très efficaces pour accomplir les derniers kilomètres de la journée.

La traversée de la cordière nous a, quant à elle, obligé à rationner nos réserves. Nous avons même dû à deux reprises conserver l’eau de cuissons des pâtes afin de la réutiliser le lendemain (sans oublier de la faire bouillir à nouveau). Ce fut une très bonne expérience qui nous a appris qu’il n’est pas nécessaire d’utiliser une grande quantité d’eau pour se brosser les dents ou pour faire une vaisselle. Le meilleur moyen pour dégraisser une casserole étant d’utiliser une petite quantité d’eau bouillante.

En conclusion, une fois de plus, force nous est de constater que l’obtention d’une eau potable nous a obligé d’utiliser une quantité non négligeable de carburants. Environ 1 litre d’essence tous les 5 jours.

Ah oui, j’oubliais, Corinne et moi avons eu chacun une turista. Une après avoir mangé « Chifa » (chinois) et l’autre après un passage dans un restaurant japonais à Cusco. Cette fois, je pense que nous sommes immunisés pour le reste du voyage.

 

Bien à vous tous.

 

21:46 Écrit par Corinne et Enzo dans Etat des eaux | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : velo, voyage, perou, eaux |  Facebook |

05/04/2008

Tolhuin - Ushuaïa

(01/04/08) Tholhuin - Ushuaïa (100 km)

(Enzo)

Nous seront de retour ce lundi 17h30 à Bruxelles National… enfin, si l’avion à le vent dans le dos !

La récompense.

The game is over !

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Incroyable, je n'en croyais pas mes yeux.

A midi, nous nous sommes arrêtés tous les quatre pour notre dernier pique-nique. Vu que j'ai un peu traîné pour tout replier, j'ai redémarré avec une petite dizaine de minutes de retard sur les trois chicos. Une petite dizaine de minutes seulement sur les autres et, comme s'ils avaient attendu que je sois seul, quatre Condors sont venus me survoler durant de longues minutes.

Plus de 8000 km parcourus et s'est 40 km avant d'arriver à Ushuaïa que j'ai enfin pu voir de mes yeux que la présence de Condors en Amérique du Sud n'était pas une légende.

Impressionnant !

Je n'ai même pas dû m'interroger, ne fut-ce qu'une fraction de seconde, pour savoir si je voyais enfin ces oiseaux qui sont devenus pour moi des oiseaux sacrés.

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Mais puis-je vraiment appeler ces immenses planeurs des « oiseaux » ?

Non, ce sont des divinités.

Il est certain que les photos que j'ai prises ne sont pas d'une grande qualité car ils tournaient assez haut dans le ciel, mais plus que sur le papier, c'est dans ma mémoire et dans mes rêves que je les verrai tourner le restant de ma vie.

Chance pour Corinne, nous avons pu en apercevoir et en filmer un autre quelques dizaines de kilomètres plus loin.

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Quel cadeau pour cette dernière journée ! Me voici donc arrivant à Ushuaïa avec l'impression d'avoir effectué un « good job »

8270 km au compteur !

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Y'a pas photo, je suis HEUREUX!!! 

On est fier, on se congratule devant la plaque « Ushuaïa fin del mundo »

Ce soir, nous sabrerons le champagne !

J'en profite d'ailleurs pour saluer et féliciter tous les courageux qui ont effectué le même voyage avant nous.

Vamos con dios !

04/04/2008

Rio Grande - Tolhuin

(31/03/08) Rio Grande - Tolhuin

(Enzo)

Les kilomètres se décomptent.
Nous pensions qu’il serait difficile de savoir que la fin d’un rêve s’achevait, mais s’est finalement un soulagement d’enfin approcher Ushuaïa.
Andrea et Rodolfo, qui ne nous quitteront plus d’ici Ushuaïa partagent le même sentiment. Plus vite nous atteindrons Ushuaïa et plus vite notre calvaire touchera à sa fin. Comme nous, ils ont commencé leur voyage en Equateur, et comme nous, leur corps dit « non » au moindre petit effort que nous lui demandons de fournir.

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Forza Italia !!!

Nous avançons, nous avançons, demain encore une fois pédaler et tout cela en sera fini !

 

03/04/2008

San Sebastian - Rio Grande

(29/03/08) San Sebastián - Rio Grande (107 km) 

(Enzo)

Il nous aura fallu traverser toute l'Amérique du Sud pour enfin profiter d'une vraie journée où pédaler était plus un plaisir qu'un devoir.

20 C, vent chaud de dos, chemin serpentant entre les landes patagonienes et l'océan, une moyenne avoisinant les 26 km/h, que demander de plus !

14h00. Comme deux vrais italiens, Rodolfo et Andrea font la sieste au pied d'un talus en nous attendant. Nous finissons la journée ensemble pour atterrir dans un petit hôtel dans l'une des plus belles villes du continent. Rien d'exceptionnel, aucun monument historique, aucune petite ruelle pavée, simplement une ville tranquille, lumineuse, posée au bord de l'océan.

Plus que 200 km et nous y sommes !!!

Plus que deux journées de vélos... quelle sensation étrange.

J'ai vu que, sur le registre de l'hôtel, Andrea avait inscrit dans la case profession « Ciclista ». Je pense que c'est exactement la profession que nous avons exercée durant ces six derniers mois : ciclista !

Je ne vais pas déjà épiloguer, je le ferai probablement au calme d'ici une quinzaine, mais voici une dernière réflexion pour ce soir qui vous donnera peut-être l'envie d'envisager votre avenir différemment : « Nous sommes capables, sans utiliser nos notes, de relater chaque jour passé ici et sans en oublier aucun »

Capables de dire ce que nous avons mangé, capable de nous souvenir de la météo quotidienne, de notre état de forme, des gens que nous avons rencontrés, des gens que nous aurions voulu rencontrer, de nos joies, de nous souffrances comme dirait l'autre.

Bref, tout ce que nous pouvons vivre en Belgique sans pour cela être obligé d'enfourcher notre vélo.

Allé, la vie est belle !!!

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Good job !!!

 

(Corinne)

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...      

02/04/2008

Chili

(27/03/08) Chili (1) (104 km) 

(Enzo)

Mais où sont donc Rodolfo et Andrea ?

Les deux chicos italiens que nous avons rencontrés à Rio Gallegos sont partis hier approximativement une heure après nous (en principe).

Vu que la pampa a décidé de nous accompagner jusqu'en Terres de feu, nous serions bien heureux qu'ils nous rattrapent afin d'un peu briser cette monotonie. En attendant, histoire de briser cette monotonie, nous atterrissons dans le village probablement le plus déprimant que nous ayons rencontré depuis notre voyage.

Cerro Sombrero est un village construit autour d'un champs pétrolier. Tous les bâtiments sont de gros cube tristes et vides comme le « supermercado » qui nous projette soudain au fin fond de la steppe russe. Je me demande si le taux de suicide est élevé ici.

Toujours pas de Rodolfo, toujours pas d'Andrea... nous verrons ben demain...

(Corinne)

Vandaag is er nog steeds veel wind, maar het regent niet meer en het lijkt warmer.  We hebben de italianen nog niet gezien (= zijn ze voor ons of nog achter ons : het lijkt wel een koers : om ter eerste in Ushuaia !)   We moeten een ferry-boot nemen (over het Magellan-kanaal) om op het eiland Tierra del Fuego te komen.  

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Vanaf hier zou de weg normaal piste zijn, maar die is ondertussen ook asfalt (=met een verouderde kaart kan je wat dit betreft alleen maar goede verrassingen hebben : piste kan ondertussen reeds asfalt geworden zijn, maar niet omgekeerd !)  We rijden en rijden door het patagonische landschap (=niemand te zien, geen huis, geen mens,... wel vele schaapjes (doet me aan Schotland denken : ben nooit naar Schotland geweest, maar beeld het mij zo in) (=geen wonder dat Benetton (=de truienfabricant) hier in Patagonie veel land heeft gekocht : waarschijnlijk ter investering, maar ook om vele vele schaapjes te kweken...), soms al eens een vos (met zeer dikke staart) die over de weg loopt (=maar is altijd te snel weg om te fotograferen of te filmen), en vele opvliegende wilde eenden en ganzen,...)  Al bij al, na de reeds vele monotone kms, begin ik het wel iets te vinden :  Patagonia en zijn landschap.   Je kan er echt wel eens 'tot jezelf komen'... (=zo'n eenzaamheid).   Heel soms is er een zijwegje met een bordje 'Estancia' (=kamer) op... 30kms...  (met de fiets is dat een beetje moeilijk...)   We rijden tot het dorpje Cerro Sombrero.   Het is een nogal sinister dorpje.   Zovizo zijn er hier zo goed als geen dorpjes en als er eens 1 is dan zijn deze vaak als woonst voor de werkers van petrolium-bedrijven.  Er is een cinéma... en een supermercador.   Maar het lijkt hier wel Rusland...  (Sommigen hebben zelfs zo'n grote pelsen muts op hun hoofd (zoals in Russia) : er zijn hier op Tierra del Fuego dan ook vele bevers/castors) (en we komen uiteindelijk toch dichter en dichter bij Antartica, en het kan hier dus bij tijden wel érg koud worden...).   De supermercador lijkt al even 'communistisch'...  We doen wat inkopen en zetten snel de tent (want vanaf nu is de weg toch weer piste)....  Nog steeds geen spoor van de itialianen Rudofo en Andrea...

(28/03/08) Chili (2) (99 km) 

(Enzo)

Nous entamons aujourd'hui nos 110 derniers kilomètres de piste... avec le VENT DANS LE DOS !!!

Si le vent n'était pas aussi glacial, nous pourrions dire que c'est enfin une journée agréable pour la pratique du vélo.

14h00. Une petite pluie fine vient un peu nous enquiquiner. Nous avions pointé une petite localité sur la carte (Culien) mais à notre grande déception, nous nous retrouvons devant les portes d'une exploitation pétrolière. Je comprends un peu mieux maintenant pourquoi Chiliens et Argentins se battent pour un bout de terre ou presque rien ne pousse.

Vu que nous n'avons rien à perdre, nous poussons malgré tout jusqu'à l'entrée du parc (exploité par la société COPEC). Le gardien nous reçoit et nous signifie qu'ici il n'y a rien à acheter, pas de boutique. Il donne cependant un petit 2coup de fil » à un de ses supérieurs qui lui indique que nous pouvons nous diriger jusqu'au « Casino » (le réfectoire) et que l'on nous y servira un repas... gratuit.

Un repas ? Non, un festin !

Je peux imaginer que l'intention était de faire bonne figure face à des visiteurs étrangers, mais là, ils ont fait fort.

Nous sommes les seuls dans l'immense réfectoire, les cuisines sont fermées, mais ils nous apportent cependant une assiette plus que bien garnie. Nous pouvons enfin nous régaler de tous ces légumes qui nous ont tant manqués depuis notre arrivée en Amérique du Sud : épinards, poids et carottes, haricots verts... etc.

Viande ou poulet ? Pas besoin de nous le demander, l'assiette comporte les deux. Vu qu'il y a une grande jarre de jus d'ananas qui traîne sur la table, nous ne nous privons pas. Oups, pas le temps de faire un petit « ro » Celle-ci à peine vide qu'un agent Sodhexo se précipite pour nous en apporter une nouvelle. Sans rien nous demander, le café et le thé suivent ... et toujours avec le sourire de l'agent Sodhexo.

Fin de repas, nous nous appétons à partir, mais ce n'est pas encore terminé. On nous apporte deux lunch-packet qui nous permettront d'encore nous rassasier pour l'équivalent de deux repas chacun. C'est con, avant de partir, nous aurions dû demander où étaient les douches.

Le plus bizarre dans tout cela, c'est que pas une personne n'est venue dans ce réfectoire pour nous poser la moindre question. En tous les cas, merci la COPEC... on reviendra !

Ah, les voici donc nos deux géants milanais qui nous avaient aperçus à la sortie de la COPEC et qui nous courraient après depuis plus de 20 km.

Bon, nous on est crevé, on plante la petite. Eux, comme toujours sont obligés de continuer de nuit afin de trouver une hosteria... Il faut dire qu'avec le vent qu'il y a ici, il ne fait pas bon dormir sous une tente igloo.

Ils nous attendront demain après la frontière.

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Rodolfo (Dulce de leche)

 

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Andrea (Casanova)

(Corinne)

Een ganse dag piste dus vandaag.  En meer dan 110kms voor de boeg om aan de andere kant van de Chileense grens (=dorpje San Sebastian) te komen en terug in Argentine te gaan.    Het is vrij warm vandaag en ik zweet me te pletter op de toch wel vrij heuvelige pistes.  De wind die normaal weer lateraal moest zijn is (1) iets rustiger, maar vooral (2) heeft beslist om vandaag, mét ons !, vanuit het noorden te komen (=zijlings in de rug). (=leuk).  Bergop, bergaf, door mekaar geschud op de pistes, opletten om in de bergaffen niet uit te glijden... we hebben het in deze reis zo veel gedaan, dat het vandaag een makkie lijkt... Rond 14u komen we in (wat we dachten dat een dorpje zou zijn) Cullin.   Het stond op de wegwijzers aangegeven en op onze kaart als een puntje, maar het is geen dorp maar een petrolium-bedrijf (Copec). 

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Pech, want we dachten hier nog een aantal inkopen voor voedsel te kopen.   We gaan toch een kijkje nemen (wie weet dat er toch een winkeltje is ?)   Er lopen alleen mannen met helmen op en aan de bareel (waar we niet door mogen) komt een wachter (met luid-blaffende hond) ons tegemoed.   Er is geen winkeltje... Hier kan men niets kopen... Ohhh, pech.   Maar.... (hij maakt een paar telefoontjes)... we kunnen eventueel iets consumeren in de cantine.  Ok, waarom niet.  We worden in het bedrijf toegelaten en worden als echte 'prinsen' onthaald.    Het bedrijf heeft een Sodexho-dienst (=klinkt bekend in de oren...!) voor het personeel dat 20 dagen / maand in het petrolieumbedrijf werkt en verblijft.  Is een shitleven, altijd ver van familie en ver van 'alles'..., en wordt dus gecompenseerd met een (betrekkelijk) goede keuken.   We worden er écht verwend : eerst mossel-soep, daarna een enorm bord met vele groentjes (ertwjes en worteltjes, prinsesseboontjes, enz...) met steak én kip, 2 supergrote volle kannen met ananas-sap en dan nog een theetje voor mij en een koffie voor Enzo... (ik dacht dat een nog een cigaar zou volgen...)...  en dat allemaal 'gratis en voor niets'.  Cool.   Men had ons dikwijls gezegd dat Chilenen nogal gereserveerd waren en misschien iets minder sympatiek dan Argentijnen, maar (we kunnen er zelf niet over oordelen, want we zijn niet naar de Chilineense kant geweest) voor mij hebben ze hier hun gastvrijheid dubbel en dik bewezen !   Op de koop toe, kregen we bij vertek nog 2 grote lunch-pakketen, met vele boterhammen met ham en kaas en peren en pruimen, enz... Hmmmm.    We trekken boordevol nieuwe energie verder... Na een stijle bergop blijf ik boven op Enzo wachten (op piste ben ik nog altijd iets sneller, want met zijn koersstuur is piste toch niet zo evident), maar wanneer ik mij omdraai zie 2 ipv 1 fietser...(?)   Ik begrijp het al snel : het is 1 van de 2 italianen... Ze hebben ons toch ingehaald..... Maar het is leuk en we rijden met z'n 4-en samen verder (=dat is eens iets anders dan altijd met ons 2-en).

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Zij willen wel nog vandaag tot San Sebastian gaan, want hun tent (=iglo-model) is tegen de harde wind hier in Patagonie niet bestand (=is reeds meerdere keren ingezakt, we hebben er foto's van gezien !) en bijgevolg moeten ze dus (tot 's nachts in het donker toe) verderfietsen tot ze een estancia of dorp bereiken.   Wij, kunnen echter wel de tent zetten (+hebben geen zin om een kamer te betalen) en zetten de tent 15kms voor San Sebastian, want het is reeds laat en reeds schemerdonker.

08:30 Écrit par Corinne et Enzo dans 5 - Carnet de route Chili | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : voyage, velo, chili |  Facebook |

01/04/2008

Rio Gallegos - frontiére Chili

Si vous désirez revivre notre aventure en Argentine chronologiquement, cliquez sur ce lien.

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(26/03/08) Rio Gallegos - frontiére Chili (76 km) 

(Enzo)

La punition !

En fin de journée, Corinne m'a demandé si c'était cela le service militaire. Je lui ai répondu que je n'en savais rien, mais que si c'était le cas j'étais content d'y avoir échappé.

Le vent, la pluie, le froid se sont déchainé toute la journée comme pour nous punir d'avoir osé descendre si bas en territoire patagonien.

Ce ne sont plus des rafales qui nous font vaciller, mais c'est une seule rafale, un seul mur que nous devons pénétrer comme un clou fendant le béton.

Appelé en renfort, la pluie, aussi fine soit-elles, nous pilonne tel un essaim de moustiques ne voyant plus en nous que deux gros globules rouges.

Enfin, pour presque nous achever, le froid à trouvé refuge sous nos aisselles, perce l'extrémité de nos gants et de nos chaussures.

Ce soir, nous passerons timidement la frontière chilienne avec la seule ambition de trouver rapidement un endroit (en bordure de route) où planter la petite.

Pasta et puis basta... Dodo !

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Prise il y a deux jours (juste pour me remonter le moral) 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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(Corinne)

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In Rio Gallegos sliepen we in hetzelfde hotel als 2 italianen (Rudolfo en Andrea) die ook Quito - Ushuaia met de fiets doen (ze zijn wel 2 maanden eerder dan ons vertrokken en hebben 500kms minder gefietst... We mogen toch een beetje fier zijn hé).   Zij willen zo snel mogelijk in Ushuaia geraken, want ze zijn het fietsen spuugzat en willen een eind aan de reis maken.   Na een rustdagje in Rio Gallegos besluiten we verder richting Ushaia te trekken.   We zien vanuit het venster dat de wind vandaag extra sterk is.   De 2 italianan vertrekken niet samen met ons maar een uurtje later (want ze willen hun fiets nog bijregelen enz).   In alle geval halen ze ons vandaag niet in.   De condities zijn dan ook verschrikkelijk vandaag.   Onwaarschijnlijke sterke laterale wind, regen en erg koud.   (We voelen onze vingertoppen en tenen niet meer).  Maar het ergste is toch de wind.  Zeer vermoeiend om die te trotseren...  

We rijden zo traag (gemiddelde van 11kms/u) dat we elk moment denken dat de italianen ons wel zullen inhalen, maar ook zij hebben het vandaag extra moeilijk.    Gelukkig zijn er vandaag (hoewel er slechts zeer weinig zon is) meerdere regenbogen (die de pijn wat verzacht).   Enzo zegt dat als die condities zo blijven dat hij wel met de bus naar Ushuaia wil gaan...  Eindelijk zien we in de verte de mast van de duane-post.   Om Ushuaia te bereiken (dat op Terra del Fiego is) moeten we (uiteindelijk toch) 2 dagen door Chili.   (=beetje vervelend want mijn paspoort is nog maar 5,5 maanden geldig ipv 6, maar hebben wel reeds een vlucht vanuit Ushuaia richting Brussel geboekt, en uiteindelijk wordt nooit iets mbt de paspoort-geldigheid gezegd).   5kms na de duane zetten we de tent (in de vele wind).  We zijn doodop.      De laatste loodjes zouden wel eens het zwaartst kunnen wegen...

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29/03/2008

El Calafate: Les big five

(21/03/08) El Calafate: Les big five

(Enzo)

Le clou du spectacle !

Maintenant, je sais pourquoi nous avons traversé toute l'Argentine. Pourquoi nous avons tant souffert dans le désert, pourquoi nous avons tant pesté contre le vent, si souvent prié pour que la foudre ne nous carbonise pas, gesticulé pour ne pas être dévoré par les insectes.

J'ai enfin pu rouvrir mes yeux d'enfant qui m'avaient un peu quitté depuis la sortie de la Bolivie.

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La visite s'effectue en bateau. Cinq glaciers au programme, l'Upsala constituant le « clou du spectacle ». A son approche, le bateau ralentit. De petits icebergs partent à la dérive, la cinquantaine de touristes nous accompagnant est soudainement muette.

Moteurs coupés, nous avançons maintenant entre des géants de glace de plus en plus hauts, de plus en plus larges.

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Selon la forme et la hauteur de leur partie émergeante, nous pouvons aisément imaginer la masse de glace se trouvant sous l'eau. Plus étonnant que leurs formes, c'est leurs couleurs bleues qui nous envoûtent le plus. Tous ces bleus nuit, électrique, ciel ou marine, produit de la forte compression de la glace et de la réfraction de la lumière.

Chuchotements à bas-bord. Un énorme cube de glace est occupé à se retourner. Petit coup de moteur pour s'en éloigner... c'est que c'est vivant ces petites bêtes là !

Arrivés au pied du glacier, nous pouvons enfin comprendre la provenance de toutes ces îles flottantes. 70 mètres de haut pour la partie visible... et 500 mètres sous l'eau.

Clic-clac, clic-clac, tout est dans la boîte... je vous laisse apprécier.

(Corinne)

Nu we hier toch in El Calafate zijn (en we hier waarschijnlijk niet meer zullen terugkomen) willen we toch nog een andere formule uitproberen om de ijsbergen te zien, deze keer een ganse dag boottocht op het Argentina-meer (grootste meer van Argentinië), waar we 5 glaciers (=we zijn niet in Afrika, maar wij noemen ze 'the argentinian big-5') en vele ijsbergen zullen zien.   Het spectacel is des te impressionanter : eerst zien we slechts hier en daar kleine ijsbergjes, dan meer en meer en grotere en grotere en bij het naderen van de Upsala-glacier zijn we helemaal omringt door zeer grote kanjers.  

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De boot navigeert er (voorzichtig !) langs (soms toch wel erg dicht...) Er is er zelfs één die aan het kantelen was, waarbij de boot snel achteruit moest... Maar het is surrealistisch mooi : de vele vormen en kleuren en wanneer de motor van de boot afgezet werd is iedereen verbluft en is het helemaal stil op de boot.   

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